09.10.2011
Mon Barcamp Abidjan 2011
Les 7 et 8 octobre 2011, à l’initiative de l’ONG Akendewa, s’est déroulée la troisième édition du Barcamp d’Abidjan. Cette rencontre qui se définit comme une non-conférence et qui se nourrit des échanges entre les participants, a vu la participation d’un large public et d’un grand nombre d’intervenants de plusieurs pays d’Afrique et d’Europe. Le thème général de l’édition 2011 du Barcamp Abidjan était les TIC au service de la communauté.
Plusieurs thèmes étaient en débat parmi lesquels « Usage des TIC en éducation », thème sur lequel je suis intervenu. Mon propos portait précisément sur « Le Web et la qualité de l’éducation en Côte d’Ivoire ». Mon objectif était d’amener la communauté des utilisateurs et des développeurs Web de la Côte d’Ivoire à mener une réflexion sur les solutions Web à apporter en vue d’améliorer la qualité de l’offre éducative en Côte d’Ivoire.
Après avoir fait un bref état des lieux de la qualité de l’éducation en Côte d’Ivoire, nous avons réfléchi sur l’opportunité du Barcamp Abidjan 2011 pour l’amélioration de la qualité de l’éducation en Côte d’Ivoire. De ces échanges nourris et enrichissants, il ressort que:
• Des étudiants peuvent utiliser les réseaux sociaux pour des travaux collaboratifs. Un étudiant a partagé son expérience de l’utilisation de Facebook pour la conduite d’un travail de groupe dans le cadre d’un exposé.
• Il serait bien indiqué de faire mention de l’existence de certaines ressources libres lors des formations d’initiation au Web. Ainsi, en plus de MicroSoft Office, il faut initier les apprenants à Libre Officie par exemple.
• Des partenariats doivent être encouragés pour l’équipement en matériel informatique des établissements d’enseignement, aussi bien du primaire, du secondaire que du supérieur.
• Des formateurs peuvent utiliser les blogs pour la diffusion de contenus. Un formateur a partagé son expérience de l’utilisation d’un blog pour la diffusion des résultats des examens de fin d’année dans un département de l’Université de Cocody. Pour ce participant, une bonne alphabétisation numérique des étudiants pourrait faire des blogs un outil de diffusion de contenus. Cette alphabétisation selon des participants devrait aussi concerner certains éducateurs qui refuseraient de se mettre à la page de l’innovation.
• Une volonté politique de l’utilisation des TIC à l’école s’impose. Celle-ci peut s’exprimer en exigeant, par exemple la prise en compte des TIC dans les cahiers de charge des institutions de formation en Côte d’Ivoire. La volonté politique peut aussi s’exprimer en faisant baisser le coût de la connexion Internet et de l’équipement Informatique pour les établissements d’enseignement. Dans cette optique, une participante a souhaité que le Barcamp Abidjan 2011 prenne une résolution pour un Internet Libre comme droit fondamental en Côte d’Ivoire.
D’une manière générale, cette session a permis de constater que la communauté Web ivoirienne accorde une grande importance au problème de la qualité de l’éducation en Côte d’Ivoire. Pour elle, le Web et la communauté des développeurs Web peuvent jouer un rôle de premier plan pourvu que la volonté politique les y accompagne. Les acteurs du Web sont prêts et n’attendent qu’un signal fort en provenance des autorités compétentes.
Vivement le Barcamp 2012 !
22:31 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : barcamp, abidjan, tic, éducation, réseaux sociaux, blog, côte d'ivoire, microsoft office, libre office
Commentaires
Voilà une brillante initiative d'associer le Web à l'éducation.Je vois que cela bouge beaucoup du côté du web ivoirien.
Écrit par : Hervé Jibidar | 10.10.2011
Très bon article avec une belle et concise plume. En parlant de nouvelle technologie à impacter l'éducation je reste convaincu que les Podcasts seront d'une très grande utilité un frère
Écrit par : Serecool | 18.10.2011
En effet, Serecool et les université Nord Américaines l'ont vite compris en mettant des pocasts de cours en ligne.
Écrit par : Mian | 20.10.2011
Les commentaires sont fermés.