22.10.2011
Les TIC en éducation : l’Unesco aide l’Afrique à s’engager
Avec l’appui de l’UNESCO, les pays Africains prennent le pari de l’utilisation des TIC comme outils pour la qualité de l’offre éducative. C’est le cas de le dire, puisque l’agence des Nations Unies a en moins d’un mois organisé deux évènements majeurs allant dans ce sens.
Premièrement, la Conférence régionale du Bureau Multi pays de l’Unesco tenue du 5 au 8 Septembre 2011 à Bamako au Mali, qui a permis aux états Africains en général et ceux de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) en particulier d’identifier les conditions pour une bonne intégration des TIC dans l’éducation. Au cours de cette rencontre, les participants ont identifié certains facteurs pour un usage efficient des TIC pour l’amélioration de l’offre éducative. Parmi eux, l’on peut noter le renforcement des capacités techniques et humaines. C’est dans cette perspective que l’Uemoa a accordé un financement au Bureau Multi pays de l’Unesco de Bamako pour le renforcement des capacités de mise en œuvre de la réforme Licence Master Doctorat (LMD) dans les pays membres de l’Union, à travers l’utilisation des TIC. Pour ce qui est du renforcement des capacités humaines, il a été fait mention de la formation des formateurs pour l’usage des TIC dans leurs pratiques éducatives.
L’élément fondamental d’une formation dans le but de développer les compétences est l’existence d’un référentiel. En effet, le référentiel de compétences peut être considéré comme un "contrat" entre les futurs enseignants, les formateurs et les employeurs, c'est-à-dire le système éducatif. Les études menées sur la thématique des compétences TIC des enseignants ont montré qu’il n’existait pas à l’heure actuelle en Afrique un référentiel de compétence pour la formation des enseignants de façon générale et pour l’intégration pédagogique des TIC en particulier. Et vu les niveaux d’utilisation actuelle des TIC dans les pays d’Afrique au sud du Sahara, il semblait difficile pour les pays individuellement de mettre en place un référentiel propre.
Tenant compte de cette réalité, l’International Institute for the Capacity Bulding in Africa (IICBA) de l’UNESCO a entrepris depuis 2009 une série de trois ateliers de travail dans le but d’élaborer un standard de compétences TIC (ICTeTSA) pour la formation des enseignants en Afrique. Ces ateliers de travail ont permis aux experts en éducation et en TIC de 18 pays d’Afrique au sud du Sahara d’échanger en vue de l’élaboration d’un référentiel de compétence TIC compatible avec les standards internationaux. Ce travail préliminaire a été validé lors d’un atelier de travail organisé du 29 au 30 Septembre 2011 par l’IICBA à Addis-Abeba. Ce deuxième événement des Nations Unies, après celui de Bamako, a réuni huit experts Africains en TIC et éducation, et en formation des enseignants. Après validation, le standard de compétences retenu comportera six composantes. Le développement de chacune de ces dernières se fera à travers quatre étapes interdépendantes reposant chacune sur une combinatoire de trois ressources : la Connaissance Technologique, la Connaissance Pédagogique et de la Connaissance du Contenu à enseigner. Il faut, par ailleurs, noter la prise en compte du contexte pour le développement des composantes de ladite compétence.
En somme, la conjugaison de la mise en œuvre des recommandations de la Conférence de Bamako et la prise en compte du référentiel de compétence ICTeTSA élaboré par l’IICBA, conduira à un progrès important dans la politique des TIC en éducation en Afrique. Par conséquent, les systèmes éducatifs des pays Africains passeront de l’enseignement de l’informatique à une intégration pédagogique des TIC dans l’enseignement de façon transversale.
Consulter ici le communiqué final de la conférence de Bamako
10:26 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tic, éducation, unesco, iicba, uemoa, afrique, afrique de l'ouest, lmd, compétence tic, ictetsa
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