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26.11.2011

Edith Brou : Je suis Community manager et Internet est la moelle épinière de mon métier

itw im 1.jpgGeek dans l’âme, j’aime pousser la technologie au-delà de ses limites…pour en faire mon métier. Mon parcours


Mon cursus scolaire et universitaire
J’ai fait tout mon cursus primaire au CSP de Cocody et tout mon cursus secondaire, je l’ai effectué au Lycée Sainte Marie de Cocody (mes plus belles années, je précise). Concernant mes Etudes supérieures j’ai un BAC + Niveau deug. J’ai arrêté car les sciences économiques, c’était le choix de mes parents et je détestais affreusement. Je voulais travailler dans la communication et me spécialiser en publicité, mais ils n’ont pas voulu. Je ne leur en veux pas, ils pensaient bien faire. J’ai donc commencé à bosser en entreprise assez tôt en tant que secrétaire de production pour une maison de Production Audiovisuelle.

L’apport des des TIC dans l’exercice de mon métier
Je suis Community manager et Chef de projet Edition web au Groupe AOS. Un community manager, c’est le porte-parole d’une marque, d’une entreprise ou d’une personnalité en ligne. C’est aussi un gestionnaire de communauté en ligne. Les TIC, en particulier Internet, constituent donc la moelle épinière de mon métier et même de tout mon activisme. Sans Internet et toutes les technologies afférentes (terminaux), mon métier de community manager et de chef de projet web ne saurait exister ; pire il n’aurait aucun sens.

Ma rencontre avec les outils informatiques
La première fois que j’ai vu un ordinateur, c’était dans un cyber. J’en ai de vagues souvenirs. Ça devait être en 96…ensuite, le lycée dans lequel j’étais a acquis une salle d’informatique et j’adorais les cours qu’on y dispensait et quelques temps plus tard, j’ai découvert le luxe ultime qu’on appelait Internet. La rencontre s’est faite lors du Salon du Livre au CCF. Pour l’anecdote, lorsqu’on m’a mis sur l’ordinateur pour surfer, je ne voulais plus me lever jusqu’ à l’extinction des lumières du Salon.

…que j’ai appris à manier sur le tas et par curiosité
J’avais un ami qui gérait un cybercafé à Cocody saint jean (Abidjan) et qui était aussi un geek-maintenancier. Il réparait la plupart du temps les ordinateurs de l’entreprise où je bossais à l’époque. J’étais toujours à côté de lui pour regarder lorsqu’il réparait les machines ou qu’il y installait des logiciels ou qu’il formatait les disques durs ou installait des CD de Windows…Bref, j’adorais ça et j’étais curieuse. J’apprenais tellement vite que finalement, c’est moi-même qui anticipais en faisant de la maintenance sur nos machines avant qu’il n’arrive. A un moment, il ne venait plus, on faisait de la maintenance à distance : il me disait quelle pièce déplacer, quelle rame changer, quel ligne de code appliquer et je le faisais. Mon pêché mignon et qui l’est toujours d’ailleurs : installer des logiciels tout et n’importe quoi jusqu’à ce que ma machine plante…j’adooore éprouver un PC, un ordinateur portable ou un téléphone mobile… J’aime pousser la technologie au-delà de ses limites.

Les TIC : outils pour l’émancipation de la femme Africaine
C’est la meilleure des combinaisons qui puisse exister. Aujourd’hui, les statistiques sont claires : la moitié de la population des internautes est féminine. De la même manière que l’Internet est synonyme d’espoir de développement pour l’Afrique, c’est de cette même façon, que les NTIC sont des leviers d’indépendance économique pour les femmes et en particulier les femmes de ma générations (le 15-40ans). Et je pèse mes mots. Les débuts d’Internet en Afrique, étaient synonymes de découverte et de balbutiements. Il était donc normal d’associer Tchat+drague+amusement aux femmes sur Internet. Mais de nos jours avec l’explosion de la bulle des réseaux sociaux, l’accessibilité grandissante du matériel informatique et l’intégration internet+mobile, de plus en plus de femmes africaines (modernes pour l’instant) ne doutent plus des enjeux de cet outil formidable pour leur indépendance financière et l’enrichissement de leur culture personnelle. Par exemple nombreuses sont les femmes qui l’utilise avec Facebook pour monter leur entreprise, leur business personnel pour arrondir leur fin de mois, pour organiser des événements, etc. Et ce, qu’elles soient dans le domaine de l’évènementiel, la production de produits locaux ou manufacturés (beurre de karité, huile de palme, sac en pagne, art déco ethnique, cuisine-traiteur, etc.). Il est également à noter que de plus en plus de femmes de ma génération sont d’excellentes ingénieurs-informatiques que les grandes sociétés s’arrachent. Mais pour qu’on parvienne à des nations africaines plus riches et plus puissantes, il faut que dès l’école, nos filles soient formées à l’utilisation intelligente et rentable de l’outil informatique mais aussi et surtout à l’utilisation optimale de la puissance du web pour l’entreprenariat. Et qu’au sortir de cela, de nombreuses femmes africaines à la tête d’entreprises innovantes apparaissent dans le classement Forbes.

Mes conseils à la jeune génération par rapport aux TIC
Je leur dirai que c’est par leur intérêt pour l’économie numérique qu’ils mèneront leurs pays vers le développement. L’humanité a connu depuis longtemps des révolutions et il est important que les jeunes africains comprennent qu’ils ne doivent plus rien attendre de leurs états mais qu’ils doivent par leur activisme, impulser cette même révolution dans les pays africains. Les TIC nous facilitent la vie et génèrent de nombreux emplois. Pourquoi s’en priver ?

Commentaires

un exemple à suivre....

Écrit par : moyo225 | 26.11.2011

Raison pour laquelle j'ai voulu la partager avec les autres afin que d'autre puisse s'en inspirer

Écrit par : Mian | 26.11.2011

Félicitations Edith

Écrit par : Béatrice Grandcolas | 28.11.2011

Les commentaires sont fermés.