29.03.2011
L'Abidjanaise plus chanté que su
L’hymne national d’un pays est généralement un chant patriotique pour l’usage officiel par le gouvernement. Habituellement chantés dans la langue commune du pays, qu’elle soit officielle ou de facto, les hymnes nationaux peuvent être prévus par la constitution, édictée par une loi votée par la législature, ou simplement par la tradition.
En Côte d’Ivoire, l’hymne nationale, l’Abidjanaise, est prévue par la constitution et se chante en Français langue officielle. Ce texte écrit par Mathieu EKRA avec la collaboration de Joachim BONI, sur la musique de l’Abbé Pierre Marie PANGO, exalte la grandeur de la Côte d’Ivoire et exhorte à demeurer fiers d’être Ivoirien. L’abidjanaise en plus d’être chantée avec fierté et sans complexe doit aussi être compris par tous les fils et filles de cette nation. Considérée comme une langue d’enseignement, le français est une langue seconde à l’école. Ainsi nous sommes partis sur l’hypothèse qu’il existe un décalage entre le niveau d’étude ou l’Abidjanaise est chantée et celui ou le sens du texte est su.
Pour confirmer ou infirmer notre hypothèse, nous avons menées un sondage en ligne en utilisant les outils de sondage de Google. Notre questionnaire comportait deux questions dont la première cherchait à savoir le niveau ou l’abidjanaise était correctement chantée et la seconde portait sur le niveau ou le texte de ce chant était compris. Notre échantillon volontaire est composé de 30 personnes. Il ressort de l’analyse des données que c’est à l’école primaire que la majorité des répondant soit 80% ont pu correctement chanter l’hymne national de la Côte d’Ivoire. Cette aptitude à chanter correctement l’Abidjanaise s’installe généralement au Cours Elémentaire (CE) comme le soutiennent 40% des répondants et précisément dans la classe de CE1 comme l’affirment 24,14% de la population sondée. Si l’aptitude à chanter correctement l’Abidjanaise s’installe à l’école primaire, l’analyse des données montre que c’est à partir du secondaire que 66,67% des enquêtés ont pu saisir le sens du texte de l’hymne national de Côte d’Ivoire. Et cette acquissions du sens du texte se fait au 2nd cycle du secondaire comme le soutiennent 36,67% des enquêtés, exactement dans la classe de seconde comme l’affirme 24,14% des répondants.
Ces résultats semblent confirmer l’existence d’un décalage entre le niveau scolaire ou l’on chante l’Abidjanaise et celui ou l’on saisi le sens du texte de ce chant. Vu cet écart et tenant compte du taux brut de scolarisation au secondaire en Côte d’Ivoire qui est de 20%, il nous semble qu’une bonne frange de la population Ivoirienne, même si elle sait le chanter, ne saisi pas le sens du texte de l’hymne nationale. Ainsi Cet travail de recherche suggère de mener d’autres études d’envergure afin d’avoir une vison nette de la problématique et prendre des mesures adéquates afin que la population ivoirienne s’approprie ce chant d’une importance capitale dans la construction de l’état nation.


02:16 Publié dans Mes recherches | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hymne, nation, abidjanaise
L'EDHC en question
L’école doit viser à développer chez les apprenants un esprit tourné vers le respect de la vie, des droits de l’homme, de la prise d’initiative et la création. Ainsi, elle devrait mettre en œuvre tous les savoirs et savoir-faire pédagogiques ou éducationnels afin que l’apprenant puisse se sentir citoyen d’une NATION et d’un MONDE. Pour ce faire l’école devrait rester à l’écoute des parents des apprenants, de la communauté locale, de la nation et du monde. Mais aussi toutes ces entités citées plus haut devraient accompagner l’école dans sa mission éducative afin que l’éducation formelle reçue à l’école ne soit pas en porte à faut avec l’éducation informelle reçue par l’enfant dans la communauté dans laquelle il vit.
L’Education aux Droits de l’Homme et à la Citoyenneté (EDHC) a pour objectif d’éduquer des personnes aptes à créer une nation et une société pacifique, respectant les Droits de l’Homme et dévouées à la vérité et à la justice. Elle doit ainsi accompagner et permettre le développement de la personnalité des apprenants en encourageant leurs prises d’initiatives en faveur d’une société juste, égalitaire et harmonieuse. Cette éducation devrait en outre être conforme à toutes les dispositions applicables de la Constitution et aux principes énoncés des Droits de l’Homme. L’EDHC à court, à moyen et à long terme devrait permettre à l’apprenant de reconnaitre la valeur des autres, apprendre les uns des autres, et d’être capable de vivre ensemble. Elle devrait donner aux enfants les capacités de se rendre compte de leur propre valeur et celle des autres et d’être des acteurs de leur vie.
L’une des difficultés des enfants aujourd’hui est leur incapacité de s’exprimer. Parfois ils utilisent les mots grossiers et/ou ont des attitudes brutales, blessant ainsi le ressentiment des autres. Dans une approche de développement mental, l’EDHC devrait inciter les enfants à réfléchir sur la manière de communiquer leurs sentiments aux autres ainsi que la manière d’écouter les autres. Il ne s’agit pas ici de remplir les enfants de connaissances livresques, mais plutôt de développer leur curiosité intellectuelle et la conscience que la chose commune prime sur la chose individuelle. Ainsi, l’apprenant devrait avoir d’importantes capacités pratiques, indépendantes et être doté d’une grande créativité. En plus d’être une discipline à part entière, l’EDHC devrait avoir un caractère de discipline transversale. Afin qu’à travers toutes les disciplines du curriculum officiel, l’école permette d’éduquer des personnes saines de corps et d’esprit, respectant les valeurs individuelles et attachant de l’importance au travail et à la responsabilité. Sous sa forme de discipline transversale, l’EDHC devrait faire partie intégrante des curricula des structures de formation de tout ordre et de touts domaines. Les enseignements d’EDHC devraient être des cours plus pratiques, portés sur les problèmes de l’environnement immédiat de l’apprenant. En outre, ces enseignements devraient lui permettre, à partir des débats ou des discussions, de prendre des positions, et d’être capable d’argumenter cette prise de position. Ces enseignements devraient aussi lui permettre de savoir écouter les autres afin de prendre en considération leurs points de vue sur des sujets débattus.
L’école en tant qu’institution devrait respecter les apprenants en tant que des êtres humains et leur donner l’éducation nécessaire pour qu’ils puissent trouver de la valeur dans leur existence. Ainsi les enfants pourront reconnaître leurs droits et leurs devoirs en tant qu’homme, ce qui les emmènera à la compréhension et aux respects des droits et des devoirs des autres. Ensuite ils pourront créer des relations amicales harmonieuses avec les autres camarades. Pour ce faire, l’école devrait offrir à l’enfant un cadre de confiance harmonieuse, espoir et dynamisme, ordre et sécurité.
00:52 Publié dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit, homme, éducation